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Journal de bord

Une première formation en audiovisuel pour la communauté de Chanen au Pérou

// François Laurent

C’est avec enthousiasme que l’équipe du projet audiovisuel andin a pris la route des montages au milieu du mois de février pour entamer une escale de vingt-cinq jours dans la communauté autochtone de Chanen, située dans la province de Vilcashuaman. C’est armé d’équipement de production neuf que nous avons abordé cette première escale en terre Quéchua; des acquisitions rendues possibles grâce à l’appui d’Oxfam-Québec. Outre les paysages splendides entourant le village, c’est au creux d’une maisonnette rustique et auprès de gens chaleureux que nous avons posé nos bagages et mangé notre premier repas traditionnel. 

Dès l’arrivée de l’équipe sur le terrain les habitants sont venus à notre rencontre, curieux d’en apprendre sur nos appareils et sur le projet. Nous nous sommes mis à l’œuvre le soir même en organisant une projection de film du Wapikoni et du CEFREC qui a attiré beaucoup de familles. Très rapidement, lors dès jours suivants, une dizaine de participants étaient inscrit aux ateliers de formations et trois d’entre eux s’engageaient à réaliser un film. Entre les présentations portant sur les droits humains, les droits autochtones et les formations techniques, les participants ont développé leurs idées de scénario et établi un plan de tournage.  

Trois films portant sur la culture, l’identité et la vie communale ont émergé des séances de remue-méninge. Il n’en fallait pas plus pour que nos participants se démènent avec trépieds et caméras dans les vallées à la recherche d’images. De la traite des vaches à la fabrication du fromage local, en passant par les étapes de production d’alcool de maïs et les témoignages d’anciens, rien n’a été négligé dans l’approche documentaire qu’ils ont choisi d’adopter. 

Nous avons conclu cette belle aventure avec une projection finale devant les familles du village pour leur présenter l’avancement des œuvres issues de leur communauté. Les rencontres cinématographiques que nous avons faites lors de cette première escale sont prometteuses. Les participants ne manquent pas de volonté, ni de contenu, et que dire des visuels que nous offre cette cordillère aux traditions préservées.