Partager sur

Journal de bord

Journal de bord - semaine 3

JOURNAL DE BORD – SEMAINE 3

Notre escale tire à sa fin et on a déjà le cœur gros à l’idée de quitter cette merveilleuse communauté qu’est Timiskaming. Le dévouement et l’implication de nos participants n’auront cessés de nous épater, tout comme la générosité de la communauté et la beauté de la région. Nous présenterons 8 films lors de la projection ce mercredi, ce qui traduit bien le succès de cette escale! Le tournage du film de Karl Chevrier sur la confection de canots traditionnels s’est achevé cette semaine par une collecte de racines d’épinettes, qui servent à lier les membrures de cèdre à la coque en mâchecoui. Les arbres semblent prendre vie quand on est dans le bush avec Karl, très attaché aux traditions et à la philosophie algonquines. Nicholas Rodgers, quant à lui, se donne corps et âme dans le montage de son film, jusqu’ici intitulé « Success » et qu’il a finalement décidé de nommer « Taysashay (Soaring) ». Ce nouveau titre nous semble des plus appropriés, puisque l’œuvre qu’il désigne est devenue de plus en plus personnelle pour Nicholas, qui a décidément pris son envol créatif avec le Wapikoni cet été. Il avait déjà le talent, mais Wapikoni lui aura donné les moyens techniques et, surtout, la confiance nécessaires à son expression artistique. Par ailleurs, après plusieurs jours de préparation et de confection de décors et d’accessoires, le tournage du vidéoclip de Darrell McBride et de son groupe Mustapio’s Magical Murder Music a eu lieu cette semaine, et aura été l’occasion pour nous de plonger dans l’univers baroque de cet artiste engagé. La chanson Kill the Mosquitoes déplace beaucoup d’air et le clip risque de frapper tout aussi fort, mélangeant la satire à l’horreur de série B pour véhiculer ses messages politiques et environnementalistes. Darrell déborde d’enthousiasme et a passé des nuits blanches à suivre des tutoriels de Final Cut afin d’alléger la tâche au montage de

Stéphane et Sandrine, pour lesquels il voue une admiration sans borne. Comme quoi l’enthousiasme des uns nourrit celui des autres! Une chance, puisque les journées de travail de 15 heures se succèdent et ont creusé des cernes sous nos yeux… Nous les arborons fièrement toutefois, et la bonne humeur règne toujours à la roulotte!