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Nouvelle

III Sommet continental de communication autochtone de l’Abya Yala

// Marie-Ève Bergeron

Le Sommet continental de communication autochtone de l’Abya Yala s’est tenu du 15 au 19 novembre 2016 à Cochabamba, en Bolivie, et a rassemblé plusieurs organismes autochtones des Amériques œuvrant dans le secteur de l’audiovisuel et des communications. Le Wapikoni était le seul organisme canadien à y participer et était représenté par Marie-Ève Bergeron, coordonnatrice des activités terrain.  

Le but de ce sommet était de contribuer à renforcer les processus de luttes et de communication des peuples et nations autochtones des Amériques, dans l’optique de constituer un système de communication continentale, en continuité avec le processus déjà entamé lors des précédentes éditions de ce Sommet, en Colombie et au Mexique. Cette rencontre était également l’occasion de concrétiser les propositions et les actions des précédents sommets, par le dialogue, l’échange, l’unité et les alliances, sans perdre de vue les stratégies, les politiques, la technique et l’enrichissement des formes de communication.

Le Sommet se déroulait sur 5 jours. 

 

 

 

Jour 1 

La première journée était dédiée à une feria interculturelle. Plusieurs personnes exposaient leur artisanat et leur travail. Le Wapikoni s’est joint à la table d’une compagne Wayuu, du Vénézuela, et de l’organisation ONIC de la Colombie, pour présenter brièvement son travail. 

Le soir, le président de la Bolivie, Evo Morales, a lui-même procédé à l’ouverture officielle du Sommet, suivie d’une grande fête culturelle. 

Jour 2 

Les participants ont eu à choisir entre 10 tables de travail. Marie-Ève Bergeron, qui représentait à la fois le Wapikoni et le Réseau international de création audiovisuelle autochtone (RICAA) a présenté les activités des deux organismes à la table 4, qui traitait des stratégies d’incidence et des mécanismes de liaison continentale de communication autochtone pour la lutte et le bien-être des peuples autochtones. La présentation a été l’occasion de diffuser deux films, Rien sur les mocassins et L’art de la pêche, devant une salle bien remplie. 

Jour 3

Les échanges aux tables de travail se sont poursuivis et Marie-Ève Bergeron a rencontré plusieurs médias auxquels elle a accordé des entrevues. Deux entrevues ont été faites avec des radios autochtones de Bolivie et une avec une revue de argentino-bolivienne. Plusieurs contacts avec des organismes d’Amérique latine et avec des membres du RICAA ont ainsi été renforcés. Ces rencontres ont permis de passer les informations aux personnes qui n’étaient pas présentes lors de la conférence internationale "Les cinémas autochtones: affirmation culturelle et réconciliation" du 10 août, qui se tenait à Montréal. 

Jour 4

Les échanges aux tables de travail se sont terminés. Chaque table devait élaborer une proposition de stratégie, de méthodologie et d’objectifs pour les prochaines années, le but étant d’unir les forces autochtones de l’Abya Yala et de développer des projets. Pendant ce temps, une conférence de presse avait lieu pour annoncer le prochain festival du CLACPI, le FICMAYAB’ en 2018 au Guatemala. Le Wapikoni, membre du CLACPI, était présent ainsi que plusieurs autres membres, du Guatemala, de l’équateur, du Mexique et des Pays Basques. 

Jour 5

Le Sommet s’est conclu par une fête culturelle.