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LE GRAND CHEF DU GRAND CONSEIL DES CRIS, MATTHEW COON COME, DEMANDE À LA MINISTRE FINLEY DE REVOIR SA DÉCISION POUR LE WAPIKONI MOBILE

Montréal, le 22 juillet 2011 – C’est au tour de Matthew Coon Come, Grand Chef du Grand Conseil des Cris (Eeyou/Eenou Istchee), d’adresser son soutien au Wapikoni dans une lettre envoyée le 19 juillet à la ministre des Ressources humaines et du Développement des compétences Canada, Diane Finley. Le Grand Chef demande à la ministre Finley d’intervenir auprès de Service Canada pour qu’il renverse sa décision et que le Wapikoni puisse poursuivre ses activités cette année, le temps de trouver des solutions à moyen et à long termes. M. Coon Come souligne que le Wapikoni mobile a su approcher une partie de la population à laquelle les organisations institutionnelles ont très peu accès dans les communautés des Premières Nations, à savoir les décrocheurs scolaires, les sans-emploi, les jeunes sans emploi stable ou encore ceux qui présentent un haut risque de décrochage. Selon lui, le Wapikoni « les encourage à dépasser leurs problèmes et à se surpasser, à exprimer leurs inquiétudes, et donc à acquérir les compétences essentielles pour intégrer le marché du travail et affronter ses défis. » « Comme nous le savons tous, ce type d’intervention ne peut fonctionner que sur du long terme, de manière continue et soutenue. Au moment où les retombées positives du Wapikoni mobile sont avérées et alors que les histoires à succès de ses participants se multiplient, il est crucial que cette organisation poursuive ses activités » soutient-il. La présence du Wapikoni mobile chez les Cris a commencé en 2007 à Oujé-Bougoumou et s’est élargie à la communauté de Mistissini en 2010. Cette année, le projet comptait s’étendre à la communauté crie de Chisasibi et de Mistissini. (on va déjà à Mistissini) Depuis que la non-reconduction de la contribution financière de Service Canada a été rendue publique dans les médias, le Wapikoni a reçu le soutien de Chefs des Premières Nations, de députés, de partenaires canadiens et étrangers, et d’innombrables messages de soutien de la part du public. En quatre jours seulement d’existence, la page SOS Wapikoni, sur Facebook, compte près de 2 000 abonnés et les commentaires d’encouragements ainsi que les témoignages abondent. L’organisation espère ainsi que la mobilisation sociale des derniers jours convaincra Madame Finley de l’ampleur et de la nécessité des interventions du Wapikoni dans les communautés des Premières Nations, à titre de projet de société.  

À propos du Wapikoni mobile Le Wapikoni mobile est un projet d’intervention sociale unique en son genre, favorisant le développement des compétences professionnelles par la vidéo et la musique. Depuis 2004, près de 2 000 jeunes ont participé aux activités des studios ambulants. Quelque 450 films ont été réalisés et 44 prix ont été remportés dans des festivals nationaux et internationaux. Un patrimoine culturel unique au monde.