Partager sur

Nouvelle

Les ateliers d’hiver viennent de prendre fin

// Wapikoni

Cet hiver, le Wapikoni a fait escale dans deux communautés : Wemotaci et Kitcisakik. Tant chez les Atikamekw que chez les Anishnabe, l’accueil a été chaleureux et très vite les projets ont émergés et pris forme dans les studios.

À Wemotaci, du 27 janvier au 21 février, l’équipe du Wapikoni, formée d’Alexandra Guité, de Stéphane Moukarzel (les formateurs), de Juan Sebastian Larobina (l’intervenant jeunesse), de Steven Chilton (le coordonnateur) et de Canouk Newashish (l’assistant formateur), a accueilli 41 participants dont les courts métrages ont été projetés le 20 février devant les membres de la communauté et le Chef David Boivin.

Plusieurs participants de la première escale du Wapikoni en 2004 ont participé à cet atelier. Steven Chilton a réalisé un film sur son odyssée pour se sortir de la dépendance au speed, Brian Bryan Coocoo a, lui, participé au tournage d’un documentaire sur le programme d’aide alimentaire de la communauté (et la malbouffe), alors que Canouk Newashish, égal à lui-même, nous a offert un film humoristique. Pour souligner les 10 ans du Wapikoni à Wemotaci, Gloria Coocoo a réalisé une rétrospective. 

La projection à Wemotaci revêtait une signification particulière en cette 10e année du Wapikoni, car il s’agit de la communauté où est né l’organisme qui doit son nom à Wapikoni Awashish, la rayonnante inspiratrice du projet, originaire de Wemotaci et proche collaboratrice de Manon Barbeau, décédée à 20 ans dans un accident de voiture. C’est donc un lieu chargé d’émotion pour Manon Barbeau qui s’est rendue sur place pour assister à la projection des courts métrages et pour entamer une tournée commémorative dans les communautés où les studios ont fait escale la première année. 

C’est ensuite à Kitcisakik que se sont poursuivis les ateliers de formation. Malgré les conditions difficiles en hiver dans cette communauté sans eau courante ni électricité, les participants ont réussi à réaliser de beaux projets… entre le ramassage du bois de chauffage et le puisage de l’eau! Ainsi, du 2 au 27 mars, l’équipe, formée de François Laurent et de Maxime Lapointe (les formateurs), de Véronique Lanoix (l’intervenante jeunesse), de Victor Penosway (le coordonnateur local) et de Kevin Papatie (l’assistant formateur), s’est acclimatée au rythme de Kitcisakik et a fait grandir les projets des jeunes. Les sujets cette année sont encore très variés et abordent aussi bien le thème de la trappe que celui des pensionnats. 17 jeunes ont participé aux ateliers et la projection des courts métrages a eu lieu le 26 mars.