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Nouvelle

Une délégation du Wapikoni à l’instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones

Cette année encore, une délégation du Wapikoni composée de Widia Larivière, Jemmy Echaquan, Matthew Vachon, Diana Lock et Virginie Michel, s’est rendue à l’Instance permanente des Nations Unies sur les questions autochtones, du 24 au 28 avril, à New York.

Cette 16e session a permis aux participants du Wapikoni de comprendre les enjeux discutés lors de l’instance et de voir qui étaient les différents groupes autochtones de la planète et leurs revendications.

C’est vraiment intéressant de prendre conscience de tous les enjeux qui nous concernent et de savoir à quel point c’est pareil partout. Tu es conscient qu’il y a d’autres autochtones dans le monde, mais savoir qu’on vit tous à peu près la même chose, c’est impressionnant. C’est dégradant qu’en 2017, il faille encore se battre pour faire reconnaître nos droits fondamentaux. – Matthew Vachon, musicien de Ushat mak Mani-Utenam.

La session portait sur les mesures de mise en pratique de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA) dans les différentes régions du monde. Les délégués ont rappelé que malgré l’endossement de la DNUDPA par les États, la mise en application de cette dernière demeure au stade des bonnes intentions. La ministre des Affaires autochtones et du Nord, Carolyne Bennet, a pris deux fois la parole devant l’assemblée pour énoncer les différentes mesures mises en place dans le pays, notamment l’enquête nationale sur les filles et les femmes autochtones disparues ou assassinées et la commission de vérité et réconciliation. Le Chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a rappelé dans son allocution qu’il est essentiel que la coopération entre les États et les peuples autochtones soit à la fois politique et technique, afin de co-développer des plans d’actions nationaux (administratifs, législatifs et autres) permettant la mise en application complète de la Déclaration. Il a demandé à l’Instance que les États travaillent en partenariats avec les peuples autochtones lors des processus de décisions ayant un impact sur leurs droits. Il a enfin demandé au Canada et aux autres gouvernements de travailler avec les peuples autochtones à la mise en place d’un cadre pour éviter que de futurs gouvernements renversent les avancées constructives, qu’il s’agisse de mesures législatives, administratives ou constitutionnelles. Il a rappelé qu’en dépit des annonces répétées du Canada quant à la mise en application de la Déclaration, des actions concrètes sont toujours attendues.


Visionnez l’allocution de Perry Bellegarde : 

Le déplacement de cette délégation n’aurait pu être possible sans le soutien financier de LOJIQ.